Orpierre  – un week end en ascension :

Jour 1 – les montagnes appartiennent à ceux qui se lèvent tôt :

Après des préparatifs rondement menés par l’intermédiaire des nouvelles technologies, il était enfin temps de se retrouver dans une belles mixité de clubs (Roc14, le Mur, Grimpe 13, 9apic, Grimpo6 of course..) et une égalité des sexes des plus totale (11 mecs pour 2 nanas).

Rendez-vous 6h30 gare de Lyon, départ 6h50. Juste le temps de finir la courte nuit

dans le train, mémoriser les nouveaux prénoms, rêver des prochaines voies, et on est déjà arrivé à Lyon.

Trois voitures de location pour trois équipes qui se retrouveront au camping, un peu de route et les premières cimes enneigées se laissent déjà deviner.

Les langues alors se dénouent, chacun partage ses dernières expériences de grimpe, le soleil tape sur le pare brise, la radio de la bagnole chante les vacances.

Quelques kilomètres et courses plus tard (saucisson, bière, chips pour l’apéro mais menu vegan pour les plats du soir,si si !), nous voilà enfin dans le fabuleux camping des Catoyes (corriger) qu’on ne saurait que trop vous recommander (accueil au top, herbe très confortable, bières artisanales bon marché, et si vous vous faites une entorse de cheville des béquilles sont même à disposition).

Installation rapide et direction le parking de l’Adrech pour les premiers moments de grimpe.

Le secteur des Blaches obtiendra en premier le dévolu de notre joyeuse troupe, les binômes se forment, les cordes hors des sacs et c’est parti pour la grimpe.

Malgré la courte nuit et le voyages, les voix défilent à bon train, dans la bonne humeur propre à la FSGT.

De belles photos sont prises sur le vif (le narrateur vous en laissera juger par vous même), et quelques heures plus tard les lumières du couchant nous offrent un spectacle  digne de ce nom en arrière plan, presque aussi impressionnant qu’Aubry et Erwan, binôme de choc, en train de décrocher la première 6b du séjour.

La faim au ventre on remballe, et c’est reparti pour le camping afin de déguster un merveilleux Chili Sin carne ainsi que son délicieux guacamole légèrement piquanté (désolé Nadim et Delphine, et oui chez Grimpo6 ça pique….).

Le ventre plein, on discute déjà du menu du lendemain ce sera grande voie  pour les uns, couenne pour les autres.

On est fin prêt à aller se coucher, avec les quelques bières et les premières sensation de grimpe qui réchauffent le coeur, c’était bien nécessaire car la nuit fut des plus fraîches. Surtout pour certains, sans duvet ni matelas..à chacun sa méthode pour alléger son sac ! À demain !

Jour 2 – Donne moi des pierres j’en ferai de l’or !


Réveil aux aurores, enfin presque, et nous voilà déjà tous attablés autour de bonnes tartines. La nuit a été courte pour la plupart mais rien n’y fait, on a la pêche et prêts à en démordre. On enchaîne sur les préparatifs : Stéphane et Flo, moniteurs en herbe de grandes voies pour la journée, veillent à ce qu’il ne manque rien dans les sacs tandis que les autres se décident pour quel secteur ils vont opter, ce sera  “4 heures”, paradis de la dalle. Laure – à qui aucune dégaine n’échappe – jette un dernier coup d’oeil sur la répartition du matos, et nous voilà en voiture,

De retour sur  sur le parking de l’Adrech, chacun prend sa direction. La marche d’approche sous un soleil de plomb est tout de suite plus éprouvante, heureusement le secteur est ombragé et  au moins les assureurs pourront admirer les grimpeurs se faire rôtir tranquillement.

Les voies de nouveau se mettent à défiler, les premiers secs, les “p***** c’est patiné – euh moi j’ai pas trouvé..”, la bonne humeur viendrait même à faire de l’ombre au soleil.

Climax de la matinée lorsqu’ Aubry en déboire avec son chausson, le retire, puff son doigt de pied et s’élance pour terminer cette foutue 6b. Argh ça ne fonctionne pas (il fallait saluer le geste), il se rechausse, et à l’évocation d’une certaine Valentina, devenue après notre passage la muse officielle d’Orpierre, engloutit d’un trait les derniers pas de la voie. Que d’émotion..

Pour la team grande voie, c’est l’autoroute. Les binômes jouent des coudes aux pieds de la falaise, la file d’attente est longue. On en profite pour faire une révision manip de relais. Puis, on respire un dernier coups et c’est parti pour 5h de grimpe en plein cagnard sans répit. Les voies s’enchaînent, les orteilles rougissent.

Il commence à faire chaud, faim et mal aux bras, la team couenne se trouve une rivière pour pique niquer à la fraîche, un seul problème il faudra retrousser le pantalon et la franchir pour avoir de l’ombre sur l’autre bord. Imaginez-vous faire 3 heures de dalle dans des chaussons, bien sûr trop petits, puis devoir marcher 50 mètres sur des cailloux gelés, le bonheur se paye…

Les pique nique dévorés, on opte pour une sieste généralisée (ou bien quand t’es tellement mort que des galets te paraissent  confortables).

On repart pour bien finir la journée sur le secteur “cascade” tandis que nos amis des grandes voies nous annoncent qu’ils sont arrivés au sommet, on n’en attendait pas moins.  Delphine a enchainé les dernières longueurs en 5c+ et 6a pour avoir enfin “un peu de sensation”, Julien a développé une nouvelle technique de grimpe sur corde. Le résultat est là, ils sont en haut, épuisés, et prêts à sauter dans le plan d’eau de Riou.

On se finit les bras tranquillement avec des jolies voies dans un coin  paradisiaque, clapotis de l’eau et clairière féerique, la vie est belle quand on assure.

Il est temps de rentrer, l’apéro ne se fait pas attendre, ni les pâtes épicées au piment de Cayenne extra-fort (désolé encore Nadim, Delphine et les autres..).

Fou-rire, photos et récit partagés concluent joliment cette journée bien remplie.

Encore quelques minutes à regarder les étoiles et on éteint.

A demain !

Jour 3 – mais où est donc Ornipierre ?

Cette fois-ci la nuit a été plus douce, et on a presque des visages reposés.

Rebelote le bon pain frais et le café au soleil, la journée commence parfaitement.

Seul nuage ombrageux dans cette matinée limpide lorsque Gabriel roule sur sa cheville au camping et se fait une belle entorse. Malgré ça il garde le sourire et se rattrapera avec les brèves du canard enchaîné.

Quant à nous, on repart sur un autre versant du secteur 4 heures, un peu moins en dalle cette fois, qui sera un joli terrain de jeu pour cette matinée.

Les plus malins se se seront calés dans une faille où résiste encore un peu d’ombre aux assauts acharnés du roi soleil.

Cela ne sera pas long et à l’évocation d’un pique nique autour d’un lac, il ne nous en faudra pas beaucoup plus pour déguerpir tranquillement. Mis à part les valeureux Emmanuel et Julien, insatiables de rocaille brûlante.

Pur moment d’insouciance et de légèreté que furent ce pique nique et cette baignade (lecteur pardonne mon lyrisme, mais depuis notre retour la pluie à Paris n’a pas eu de cesse).

Il reste quelques chevronnés pour aller monter 3-4 dernières voies tandis que les autres feront un peu de slack à la cool.

On remballe pour le camping et il est temps de sceller ce week end autour de bonnes pizza.

Repas qui se conclue par l’énumération dans l’ordre alphabétique de tous les fromages et bières que l’on connait, détail des plus représentatifs de notre assemblée.

Un dernier regard en direction des montagnes et du grand ciel étoilé avant de rejoindre la tente et de fermer les yeux.

Orpierre à bientôt !

Jour 4 – toutes les pierres sont précieuses.

Les voitures on ne peut plus remplies, on est bon pour le départ.

On fait nos adieux au camping, puis aux montagnes et de nouveau direction Lyon où un TER dont les wagons sont inégalement équipés en climatisation nous attend.

Un petit entracte près de la gare entre voiture et train nous permet toutefois de savourer “la meilleure Kro de ta vie”.

Quelques heures plus tard, nous revoilà à Paris, encore vibrante de chaleur et il est temps que notre joyeuse troupe, pleine de courbatures, se sépare prête à attaquer la semaine et à diffuser les belles énergies d’Orpierre.

Il est temps de conclure ce récit,

en remerciant particulièrement Robin et Laure à la fois pour cette initiative que cette remarquable organisation ; Orpierre fut un week end d’escalade épicé, plein de bonne humeur et de belles rencontres, à refaire sans aucun doute !