Rien de tel qu’un week-end au soleil pour effacer la grisaille parisienne. Direction le calcaire blanc
des Alpilles, ses parfums de garrigue, ses dalles retorses et ses approches… disons…
buissonnières. (Il faut juste rester sur le chemin…)
J1 – Aureille, secteur La Civadière
Logistique millimétrée : TGV à l’aube, 30 minutes de voiture, installation express au gîte
d’Eygalières… et après une marche d’approche hors piste dans les ronces*, nous sommes à 13h
au pieds des voies 🙌. *Ça pique, ça râle un peu, mais ça forge l’esprit d’équipe 😬
À La Civadière, le calcaire est beau, peu patiné, idéal pour reprendre ses marques. Et puis, si c’est
patiné : « ça tiens si tu pousses » il parait. Les premières longueurs délient les bras et réveillent les
pieds encore engourdis par l’automne francilien. C’est un régal ! Il y en a pour tous les goûts, et en
changeant de voie le style est différent.
Le soir, mention spéciale à Aubry qui relève le défi de nous préparer la fameuse et traditionnelle
Butterflette en un temps record (premier soir oblige), sans rien sacrifier au goût 💪.
J2 – Mouriès, école de la dalle
Le deuxième jour, les voies sont essentiellement en dalle, offrant un style exigeant et des
cotations parfois… aléatoires. On nous parle de vertical. Comprendre, une dalle sans les mains.
Au pied de la voie, on entend cette phrase curieuse : « Laisse-moi la chasse d’eau s’il te plait. »
L’après-midi, Aubry ponce ses doigts sur une 7a laquelle se retrouve stratégiquement privée de
deux points. Thibault coach du sol depuis son trône, aka sa chaise décathlon premier prix, avant
de montrer généreusement la voie à David.


Le soir, Pepe sort l’arme fatale : tortilla maison et biscuits à la recette secrète. Performance
culinaire saluée à l’unanimité. On le sait « manger bien, c’est grimper bien. Manger mieux, c’est
grimper mieux. »
J3 – Vallon de la Lèque, le bloc penché
Après une randonnée d’approche qui permit de se familiariser une nouvelle fois avec la
broussaille locale, nous finissons par trouver le bloc penché. Un très beau secteur avec un super
style de grimpe. Résolument, pas de la dalle !
On en profite tellement que ça se termine à la frontale.


J4 — Orgon, engagement et ténacité
Dernier jour, direction Orgon. Le rocher est beau, parfois un peu patiné, mais surtout… souvent
exposé 😅.
Theresa ne manquera pourtant pas de ténacité en restant plus d’une heure sur une certaine voie !
Nous terminons notre journée en suivant la course du soleil et savourons la beauté du paysage.
Theresa continue de faire preuve d’abnégation :
— « J’aurais jamais fait ça en tête ! »
— « Mais Theresa… tu es en tête ! »




Texte : David & Chat.
Les grimpeurs : Pepe, Laurent, Florian, David, Aubry, Ahmad, Thibault, Teresa, Emilie et Ondine.