Les 5, 6 et 7 novembre, profitant d’une fenêtre météo des plus clémentes, une fine équipe de Grimpo6iennes et Grimpo6iens (emmenées par un comité de super organisatrices) a décidé de ne pas faire dans la Dentelle… à Montmirail.

Malgré l’absence de Sire Geoffroy, nous avons formé un beau groupe de Jacquouille.

Jeudi 4 novembre

RDV est donné à la gare de Lyon, sous “La Mozza” : le thème est trouvé, ce sera “escalade culinaire”.

Dans le train, certains finissent de travailler, d’autres abandonnent alors que les derniers lisent assidûment le topo en anticipant les jours à venir. Nous nous délectons de petits “expresso” de bière ! Qui boit lentement, profite longtemps. Les chips aux lentilles tournent, et au vu de leur succès sont vite avalées.

Après avoir réussi à trouver les trois bolides qui nous accompagneront tout le week-end, nous fonçons en direction de Lafar(g)e où nous prenons possession du gîte et retrouvons Léa.

Une fois arrivé, tout le monde installé, quelques bières vidées et le secteur du lendemain trouvé, tout le monde se couche et profite d’un sommeil réparateur.

Vendredi 5 novembre

Le départ est fixé à 9h pour la chaîne de Gigondas, c’est parti pour de la couenne.

Une horloge parlante (et moustachue), donne le rythme toutes les 5 minutes pour s’assurer que les délais sont bien tenus ! Tout le monde est enchanté de savoir que le : “DÉPART EST DANS 5 MINUTES”. Puis après avoir compté 4 fois les cordes, “DÉPART DANS 3 MINUTES”. Tout compte fait, tout le monde est prêt à 9h07 : un score tout à fait honorable pour un groupe aussi la(fa)rge.

En route, une voiture s’arrête dévaliser la boulangère, surprise mais heureuse de voir partir 7 baguettes, 3 boules et 3 pains complets ! (Mal)heureusement les croissants n’étaient pas si inspirants.

Arrivés au parking, des sherpas sont désignés pour porter les cordes  (5 à simple et 2 à doubles) au pied des falaises.

30 minutes plus tard, en arrivant au pied de la chaîne, nous comprenons bien qu’il serait vraiment trèèèèèès appréciable de basculer côté sud pour toucher le soleil ! Chacun repère avec plus ou moins d’appréhension les voies (indiquées aléatoirement) depuis le bas de la paroi. On trouve des supers secteurs, avec majoritairement de belles dalles qui nous occuperont la journée. Mais avant de s’y attaquer, Luc, Sarah et Mathias (A.K.A le relai humain) offrent à une assemblée conquise un rappel de manip de haut de voie.

Au pique-nique (n’oublions pas notre fil rouge), nous décidons que le bon réside dans le simple : ça sera sandwich-pain-fromage, sans oublier les œufs durs de Mathias, cuits pendant 8 min 30. Ils nous permettront de tenir jusqu’à ce que le soleil tombe, et que le froid se lève.

Au gite à 18h, c’est Hanbi, qui se mue en chef de brigade dans les cuisines. Au programme : quiches aux légumes et au fromage. Tout le monde s’active donc, tout en sirotant du malt et du houblon. Ça coupe, ça épluche, ça rissole et ça crumble !

C’est en cherchant les pâtes à tarte qu’une évidence vient nous frapper… la commande effectuée au Drive Biocoop est incomplète. Une équipe de secours est donc dépêchée en catastrophe au U express ! (La légende raconte qu’ils auront même permis un ravitaillement en houblon, car le gîte était à sec…)

Le temps qu’ils reviennent, Laure nous initie au Code Name, Aubry gagne seul contre son équipe (en employant un processus démocratique nord-coréenne).

Après le repas, nous reprenons le rituel quotidien : “sur quel secteur allons-nous aller demain ?” Tout le monde s’accorde pour continuer en face sud, ensoleillées et plus isolées du mistral. Ce sera donc Face sud du Clapis.

Samedi 6 novembre

Fort de la technique de l’horloge parlante et moustachue, le groupe est prêt dans un délai record (y compris les désormais traditionnels œufs durs de Mathias cuits pendant 8 min 30) ! Le décompte du matériel ayant été fait la veille (on apprend vite !), nous partons rapidement en direction de la falaise.

Nous nous séparons, grande voie pour certains, couennes pour les autres, et “amabilité” des locaux pour tous. Des bouchons se forment sur les grandes voies, les moqueries sur la gestion des rappels fusent. Mais la salade de riz, ciment (de notre groupe), finit par tous nous rassembler et nous rassasier.

Une cordée de rêves décide de partir à l’assaut d’”Egoïne” ! Anne-Marion, Hanbi et Maxence progressent à une vitesse exceptionnelle sur les 2 longueurs de la voie, rapidement rattrapés par Luc et Sarah qui en profitent pour immortaliser le premier rappel de Max, qui deviendra dès lors Maximus Rappellus ! Paul et Michelle se lancent eux aussi, pour leur première grande-voie, dans “Egoïne” et en sortent brillamment avant la nuit tombée.

Le reste du groupe se rassemble sur le secteur de couenne, où chacun peut faire l’expérience de ses premiers exploits dans les différentes moulinettes installées. Les encouragements, marqueurs forts de l’adhésion à Grimpo6, sont entendus jusque de l’autre côté de la falaise et permettent de passer LE ou LES pas délicats.

De nouveau, le froid décide de nous chasser vers 17h, et nous rentrons au gîte, fatigués, mais heureux de nos exploits.

Pendant que certains s’activent en cuisine, d’autres testent leur compatibilité avec le “Code Name” et il faut dire que si Aubry essaye de continuer sa méthode de sioux de la veille. On découvre les centres d’intérêt et les références de chacun.e. Gorge, pirate, paille et révolution, tous les imaginaires y passent mais ne se rencontrent pas forcément !

Ce coup-ci, c’est donc à Manu de se mettre aux fourneaux. Impressionné par les quiches de la veille, il a la pression. De nouveau, tout le monde s’active pour couper les légumes qui finiront dans un magnifique couscous/tajine. Les légumes mijotent tandis que Tobias nous montre ses talents inestimés de semoulier ! De mémoire de Grimpo6iens, on aura rarement mangé un équilibre de saveur aussi élégant. Le dosage de l’huile, l’hydratation… Tobias a une reconversion toute trouvée !

Pour le dessert, c’est au tour de Maxence. Non content de nous avoir impressionné lors de son tout premier rappel, il mijote un fondant chocolat – crème de marron. Il s’avère que s’il n’est pas très fondant, il est sacrément bon !

Le rituel quotidien à jour, les sages ont parlé. Demain, nous irons au secteur “cascade”.

Alors que certains tombent dans les bras de morphée, d’autres bondissent hors de leur lit en entendant des explosions dans la nuit : Lafar(g)e célèbre ce dernier soir de notre sortie grimpo6ienne par un court, mais somptueux, feu d’artifice ! 

Dimanche 7 novembre

Usés par 2 jours de grimpe, nous nous préparons à une vitesse plus réduite. L’idée que ce jour soit le dernier de grimpe sur la falaise, et le fait de devoir remballer toutes les affaires ne n’aide pas. Même l’horloge parlante moustachue semble avoir perdu un peu de son enthousiasme.

Nous terminons tout ce qui pourrait servir à un petit déjeuner (mayo compris, ne nous jugez pas), et décidons de changer de secteur ! La cascade était trop basse pour nous avec ses 15 mètres. Nous choisissons donc d’aller au rocher école pour profiter de ses 30 mètres.

Chacun profite de ce superbe rocher, qui aux dires de certains pourrait être verdonesque par endroit… ou une vraie patinoire selon les autres. Des moulinettes sont montées dans les 6a et 6b du secteur et chacun décide de se surpasser pour voir si le rocher en haut de ces voies est aussi beau qu’ailleurs. La clameur grimpo6ienne des encouragements fuse de plus belle. Les Rosbeef également présents s’en souviendront probablement longtemps.


Seule ombre au tableau : le vent ! Ce dernier décide de tester notre résistance, et lorsque le soleil nous abandonne, nous décidons de déguerpir rapidement !

Nous récupérons au gîte nos dernières affaires et tentons de trouver un café ouvert pour passer le temps avant le train. Après une tentative au café du village de Lafare, et une seconde avortée sur la route, c’est dans la gare que nous trouvons notre bonheur à la boulangerie Kayser. Personne n’a vraiment envie de rentrer à Paris, pas même le casque d’Alex qui décide de se jeter sur les voies à l’approche du train…

Nous terminons ce week-end culinaire par un assemblage élégant de restes : nous recommandons donc pour toutes les sorties à venir le mélange couscous – ketchup – mayo – emmental : idéal !

Les phrases les plus entendues :

“Oh la la, c’est tellement beau”
“Huuum c’est super bon” 
“Elle est loin la prochaine dégaine, non ?”
“Ah… va falloir que je révise ma technique de lovage hein”
“Ah ouais, passe moi la mayo !”

Merci à la team Dentelles pour ce chouette week-end & toutes ces aventures, à Émilie pour la photo de classe et à Luc pour le compte rendu